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Le
célèbre pays de l’ex-Europe de l’Ouest, le pays
maître dans l’art de la bonne gouvernance,
patriarche de la valeur expansive de la
démocratie dans ses principes et réalités, pays
du leadership des droits de l’homme dans le
monde, la France dont l’idéalisme est protégé
par son président-savant Nicolas Sarkozy n’en
cesse d’étaler au monde ses limites les plus
extrêmes.
Que
la France veuille bien nous montrer que la
grogne sociale actuelle est tributaire de la
crise économique qui secoue le monde, il n’y a
pas de doute que derrière cette lapalissade
c’est l’interrogation que pourrait susciter
l’éthique démocratique qu’elle prétend
historiquement en être la garante, qui est le
véritable point d’achoppement de la grogne
sociale qui va depuis les confins des îles
hybrides des DOM-TOM en métropole. Dans cette
dégénérescence, c’est le conflit longtemps
observé dans les entreprises, entre salariés et
patrons, qui revient au devant de la scène. Les
patrons protégés par son principal, le président
tout-puissant et les salariés soutenus dans
leurs cohortes par les CGT, CFDT, FO, CFTC,
CFE-CGC, UNSA, FSU, Solidaires et j’en passe.
Mon
indignation, fondamentalement reposée sur les
valeurs de la République des sages, des érudits
à savoir Liberté-Egalité-Fraternité, se
cristallise au fur et à mesure que la démocratie
à la française joue son trompe-œil et assassine
à bout portant la société dite d’égalité et de
fraternité. A quel moment dans les entreprises
et les firmes françaises, ce fervent principe
d’égalité et de fraternité est mis en avant pour
que tout à coup, dans les rues et boulevards de
la république, tam-tams, drums, sifflets et
fanfares massacrent les tympans des dirigeants
politiques et des sociétés pour qu’ils
comprennent que quelque chose ne va pas dans la
cité des défenseurs des droits de l’homme.
Tout est lucide quand il s’agit pour ses
boutefeux de l’impérialisme de pointer le doigt
dans le nez des autres en leur donnant des
leçons de bonne conduite et de bonne moralité.
Avec eux, cette gueule de l’hippopotame - les
agences de presse et les télévisions d’état-
rase la communication informative en présumant
les événements, en focalisant l’attention de
l’audimat sur les causes dérivées mais ne font
aucune précision sur l’échec de la démocratie
qu’elles enseignent et qui subit un sacré coup.
On se perdrait même dans les lectures et les
fourberies de mathématiques et statistiques avec
les rapports de l’étude de ceci contre ceux de
cela, pour au bout du compte arriver au même
pied de départ : la grogne !
Dans un pays qui, à travers l’histoire, s’est
prétendu pays libre et de liberté, grenier de la
démocratie, au 21ème siècle il ne
devrait plus s’offrir ces scènes macabres de rue
où citoyens et ses bourreaux s’affrontent alors
qu’il est le ténor de la démocratie dans cette
partie du vieux continent, garant des
ordres de l’égalité et de la fraternité. Si par
« liberté », la France entend la marche dans les
rues et boulevards ou si par « égalité », elle
entend égalité de pairs c’est-à-dire que les
riches sont égaux entre riches et les pauvres
entre pauvres, cela suppose indubitablement que
même la « fraternité » réside pour la France
dans l’aumône et l’offrande que religieusement,
fidèles des églises injectent dans les caisses
de l’église comme fonds d’aide et d’assistance.
Pour la France, c’est un déclic ! Il ne reste à
cette démocratie que de changer de nom, revenir
à la monarchie et dicter les lois comme de nos
jours ça se découvre que l’on soit à Washington,
à Londres, à Bruxelles, Beijing, etc. La voix du
peuple n’a aucun effet et la réponse du monarque
à ce peuple, c’est la police et les chars
d’assaut.
Que
ce soit la grève de l’association des syndicats
du 19 mars qui aurait vu près de 3 millions de
grévistes défilés dans les rues ou celle
antérieur du 29 janvier ou même celles à venir,
tant que le fossé social devra se creuser entre
salariés et patrons n’en doute que les emplois
se cassent sous le poids de la crise, si
égalité et fraternité ne peuvent
faire route ensemble et que français et
françaises dans les entreprises débattent et
adoptent de manière démocratique le principe de
fonctionnement et de rétribution de la valeur
salariale, il ne restera plus que pour la France
le retour à la révolution de 1789 à 1794.
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