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Linternationalmagazine.com, publié le 03/10/2009
Les sauveteurs indonésiens et étrangers
s’activaient samedi à la recherche d’éventuels
survivants parmi les 3.000 à 4.000 personnes
toujours portées disparues trois jours après un
violent tremblement de terre dans l’île
indonésienne de Sumatra.
Les autorités n’ont pas actualisé samedi le
bilan des décès, qui s’élevait la veille à 777
morts confirmés. L’ONU a évalué le nombre de
décès à 1.100 et estimé samedi, tout comme la
Fédération internationale de la Croix-Rouge, que
3.000 à 4.000 personnes se trouvaient toujours
sous les décombres après le séisme d’une
magnitude de 7,6 survenu mercredi.
Dans le port de Padang (ouest), la ville la plus
touchée, des experts suisses et japonais ont
commencé à travailler, avec l’aide de chiens et
d’équipements infrarouge, prêtant main forte aux
équipes locales débordées et sous-équipées.
L’aide étrangère a continué à affluer du monde
entier, avec notamment deux avions français
attendus samedi, l’un transportant 75 experts de
l’assistance humanitaire, l’autre 25 tonnes de
matériel destiné aux premiers secours.
Dans cette ville de près d’un million
d’habitants, la course contre la montre était
engagée pour dégager des survivants dans les
écoles, hôtels ou maisons qui ne sont plus que
monticules de briques, de poutres de bois et de
barres d’acier.
Une note d’espoir cependant : un message envoyé
par téléphone portable vendredi soir par un
employé du ministère des Pêches qui participait
à une réunion dans l’hôtel Ambacang à l’heure du
tremblement de terre, selon le chef de la police
de Padang, Boy Rafri Amar.
Le message, parvenu à un membre de sa famille,
demande aux sauveteurs "de creuser les débris
avec précaution car il y a sept autres personnes
vivantes" en compagnie de l’auteur du SMS, a
précisé le policier en paraphrasant le texte.
Les secours avaient indiqué vendredi qu’une
centaine de personnes étaient probablement
ensevelies, dont des étrangers, dans les
décombres de l’hôtel.
Le temps pour sauver d’éventuels survivants est
cependant compté, a souligné El-Mostafa
Benlamlih, coordinateur de l’aide humanitaire de
l’ONU en Indonésie. "On considère
généralement que la durée maximale de survie
pour une personne ensevelie à la suite d’un
tremblement de terre est de cinq jours",
a-t-il déclaré.
Les centaines de villages aux alentours de
Padang, situés dans les montagnes, sont
également ravagés. Des journalistes de l’AFP qui
se sont rendus samedi dans cette zone ont vu des
dizaines de maisons effondrées tout au long
d’une route escarpée et quatre villages détruits
par des glissements de terrain.
Un responsable local des secours, Topan, a
affirmé que jusqu’à 400 personnes pourraient
avoir trouvé la mort dans ces villages. "La
difficulté pour les opérations de secours est
que les maisons se trouvent sous quatre mètres
de boue", a-t-il expliqué. "Pour
l’instant, nous n’avons que nos mains pour
creuser".
Le responsable de la Fédération internationale
des sociétés de la Croix-Rouge et du
Croissant-Rouge (FICR), Bob McKerrow, a pu
visiter certains des villages et se rendre
compte que tous avaient leur lot de morts et de
blessés graves. "C’est la raison pour
laquelle nous envoyons des hélicoptères avec des
équipes médicales", a-t-il déclaré. |